Commandé par la Société des eaux minérales de La Bourboule, qui s’occupait des Grands Thermes, il est l’œuvre de l’architecte parisien Léon Picard. Il comprenait un grand hall avec un escalier d’honneur menant au premier étage, où était installée, en particulier, une salle de théâtre à l’italienne. Le palier du(…)
Commandé par la Société des eaux minérales de La Bourboule, qui s’occupait des Grands Thermes, il est l’œuvre de l’architecte parisien Léon Picard. Il comprenait un grand hall avec un escalier d’honneur menant au premier étage, où était installée, en particulier, une salle de théâtre à l’italienne. Le palier du premier étage a conservé son décor d’origine : toiles peintes en dessus- de-porte, signées Ch. Gouin et datées de 1893, et porte-lampadaires. En 1901, après de graves difficultés économiques, il est racheté pour trois fois moins cher que le prix de construction par le propriétaire du second Casino de La Bourboule, monsieur Chardon. Vers 1910, la ville rachète les deux casinos et installe dans celui-ci l’hôtel de ville, en 1913, puis la poste, en 1915. Le bâtiment, non adapté aux fonctions administratives, connaît alors de nombreuses modifications au cours des années : fermeture et exhaussement des terrasses pour la création de logements, fermeture des tourelles-belvédères, ajout de magasins au nord. En 1929-1930, l’architecte Paul Neyrial dessine un projet pour l’agrandissement de la salle des fêtes et des bureaux de la mairie. Ces travaux vont quasiment
doubler la surface du bâtiment et modifier profondément les façades nord et sud. Dans les années 1960, un nouveau bureau de poste est construit, accolé à la façade est. Actuellement, outre la mairie, le bâtiment accueille les bureaux de l’Office du Tourisme ainsi que le théâtre où ont lieux les spectacles de la programmation culturelle de la ville.